Pour varier un peu les plaisirs nous avons décidé de vous proposer le test d’une imprimante 3D. La boutique MakerShop nous a gentiment prété une Ultimaker 2 pendant plusieurs semaines afin de pouvoir la tester.

Présentation

Dans le monde des imprimantes 3D, l’Ultimaker est connue pour être une valeure sûre. Présente sur le marché depuis quelques années, différentes versions se sont succédées pour couvrir diverses utilisations à la maison où au bureau.

La version que nous testons aujourd’hui est l’Ultimaker 2, elle intègre un plateau chauffant et permet donc d’imprimer différents matériaux avec une taille d’impression très confortable.

Les caractéristiques de la bête :

  • Surface d’impression : 23cm * 22.5cm * 20.5cm
  • Vitesse d’impression : 30mm – 300mm/s
  • Buse : 0.4mm
  • Taille du filament utilisé : 2.85mm
  • Température de buse : 180°C à 260°C
  • Température du plateau chauffant : 50°C à 100°C

Mise en route

A réception de la machine, le démarrage est immédiat à partir des fichiers tests inclus. Le réglage du plateau est aisé et ne pose pas de problème particulier.

plateau

Le logiciel Cura fournit avec l’utimaker est intuitif et facile à prendre en main, surtout avec le filament propriétaire Ultimaker.

cura
Interface du logiciel Cura

En parlant du filament, nous avons utilisé divers matériaux lors de nos tests :

  • Filament propriétaire gris métal ULTIMAKER
    • le plus adapté à cette machine, il donne de très bons résultats
  • PLA / PHA standard white COLORFABB
    • Le rendu est propre mais quelques réglages à faire
  • Amphora TM 3D polymer XT CF20 COLORFABB
    • Plutôt adapté aux objets qui doivent être légers sans offrir de grosse résistance (matériau carbone paradoxalement fragile)
  • Test pack PLA Neofil 3D (rouge, jaune, vert, bleu, …)
    • Ce filament est bien adapté à la machine. L’alternance des couleurs sur une même impression fonctionne bien et on ne voit pas de marque d’arrêt/reprise. Il faudra tout de même rester vigilent durant ce type d’impression …
  • Filaflex noir
    • Utilisation impossible en l’état car ce filament flexible n’est pas correctement entrainé par la roue crantée de l’extrudeur.
3d
Impression avec le filament Ultimaker gris

Nos impressions

L’Ultimaker présente bien et paraît optimisée. La machine à fière allure, son encombrement est réduit tout en offrant un beau volume d’impression.

generale

Son système d’éclairage LED, au delà du bel effet esthétique, est particulièrement pratique pour pouvoir apprécier le bon déroulement de l’impression.

L’écran LCD en façade propose une belle ergonomie d’usage (molette cliquable et menu déroulant relativement efficaces) même si un écran tactile aurait pu être un plus.

Lors des impressions de pièces complexes les supports générés en cas de porte-à-faux via Cura sont bien gérés (voir menu « Porte-à- faux »).

Grâce au plateau chauffant, le radeau (« raft ») n’est pas forcément utile sur toutes les impressions.

Dans le cas d’objet présentant des contacts réduits au plateau ou lors de l’emploi d’Amphora TM, la fonction « Brim » s’avère par contre indispensable.

Au cours de l’essai, un changement de buse a dû être effectué. Cette petite opération de maintenance est peu complexe et ne demande pas plus de quelques minutes. Une clé BTR est fourie avec la machine et un tuto est disponible sur le forum Ultimaker.

Observations

Dans le cadre des tests avec filament Amphora, il a été nécessaire d’appliquer un papier adhésif (tape) sur le plateau pour assurer l’adhérence de l’objet car celui-ci glisse et compromet le bon déroulement de l’impression.

Lorsque la machine n’est pas installée dans un meuble fermé, la face ouverte génère un décollement de la base de l’objet, en particulier sur les angles.

Quelques exemples d’objets imprimés

porte-manteaux
Pièces d’assemblage, connecteurs mobilier Trinod
portlamp
Panier de spot Portlamp

 

porte-smartphone
Base smartphone et tablette (la dernière est loupée)

Conclusion

Globalement l’Ultimaker est une très bonne machine. Bien construite, performante, c’est vraiment un bel outil.

Elle offre une grande surface d’impression, elle est facile à prendre en main, surtout si on utilise le filament de marque Ultimaker pour lequel les réglages par défaut fonctionne bien. Sur les pièces les plus complexes où avec d’autres types de filaments, nous avons tout de même connu des ratés car il faut trouver les ons réglages.

Lors de notre période d’essai, nous sommes volontairement restés en mode « utilisateur lambda » et il est certain qu’avec plus de temps et de pratique, il est possible réussir ses impressions à coup sûr ou presque.

Pour une utilisation en mode DIY ou pour un usage professionnel (bureau d’étude où d’architectes), l’Ultimaker permet de faire du prototypage rapide et d’une qualité intéressante sans trop de connaissance technique.

La toute dernière évolution, l’Ultimaker 2+, est proposée à 2299€ chez MakerShop. Son positionnement tarifaire est très correct surtout si l’on considère sa très bonne finesse d’impression (20 microns minimum) ainsi que son volume d’impression bien au dessus de la moyenne.

Un grand merci à Makershop pour le prêt de cette jolie machine !

makershop

Merci également à Etienne et ses collègues de FURGEROT qui nous ont aidé pour ce test.

6 COMMENTS

  1. Papy Maurice! Tu as le meilleur site d’information français sur les drones!
    Mais cet article est nul! Le projet tentaculaire Reprap a des imprimantes à 200€ qui assurent : http://www.ebay.fr/itm/231911254318?ssPageName=STRK%3AMEBIDX%3AIT&fromMakeTrack=true.
    Pas 2000€ pour un modèle vieux de plusieurs années déjà! Maker’s muse sur youtube est un peu la référence en impression 3D!
    J’espère que ma critique sera prise comme un super soutien à ton travail, dans la seule optique que tu continues à nous proposer le top de l’info, notamment sur l’airmode/betaflight et raceflight/multishot et les futurs contrôleurs F4/F7…

    • Salut Maxzon,

      Merci pour ta franchise :p Je connais un peu le projet Reprap mais de ce que j’en sais, ces imprimantes necessitent pas mal de réglages/bidouillages pour arriver à obtenir une bonne qualité d’impression (mais je me trompe peut être). C’est sur que l’Ultimaker est un peu cher mais c’est un produit prêt à l’emploi qui ne s’adresse pas exactement au même public. De plus on peut atteindre une finesse de 20 microns avec l’Ultimaker alors que les Reprap se limitent généralement à 100 microns.
      Perso j’utilise une FlashForge creator Pro qui elle aussi est limitée à 100 microns et j’en suis super content 😉

      Merci pour ton retour en tout cas, j’espère que les prochains articles te plairont.

      • Ce n’était pas du tout pour te dissuader d’écrire des articles sur l’impression 3D, c’est même toi qui m’a fait découvrir le sujet, avec ton lien 3DHub et tes premières pièces il y a un an.

        Les reprap ont progressé énormément, il y a d’autres projets à venir sur kickstarter comme la Trinus très prometteurs.
        La résolution est un sujet très pipeau sur les imprimantes 3D!
        Toutes les imprimantes FDM sont limitées en résolution par le diamètre de la buse en x y, et la hauteur de couche en z. L’ultimaker avec sa buse standard de 0,4mm a donc une résolution xy de 400 microns! Et en z la hauteur de couche est rarement inférieure à 0,12mm soit 120 microns…
        Les 20 microns dont ils parlent ont lien avec l’écart entre la position réelle de la tête de la buse par rapport à celle visée, pas du tout avec la résolution du dépôt de plastique en lui-même… Ca fait une différence de qualité entre les reprap 100um et l’ultimaker 20um, mais rien de sensationnel.
        En plus le diamètre d’extrusion de l’ultimaker de 2,85 devient presque un problème parce que le standard pour les filaments est passé à 1,75mm.

  2. Hello Papy Maurice, merci pour cet article, je trouve cependant étonnant que les pièces imprimés non aucun rapport avec nos chère drone. Je travail actuellement sur un « carénage » en modélisation 3D pour mon drone et je t’avoue que je m’attendais à voir des impressions dans cet optique. Merci cepandant pour ce test et le travail effectué, même si comme le mentionne Maxzon, à 2000€ l’imprimante, ce n’est pas sur ce genre de modèle que j’investirais. 🙂

    • Salut Chrysis83,

      Effectivement comme je l’ai mentionné en fin d’article, je ne me suis pas occupé de ce test directement ce qui explique que les pièces imprimées ne soient pas forcément en rapport avec les drones.
      Je vois à vos commentaires que ça ne vous plait pas forcément, j’éviterai donc de faire ça à l’avenir.
      Comme dit plus haut j’utilise une Flashforge Creator Pro pour imprimer des pièces de drones (notamment pour le châssis Rocket 215 que je vous dévoilerai cette semaine), j’essayerai de vous faire mon retour sur cette imprimante en vous montrant quelques pièces que j’ai créé.

      Merci pour vos avis, c’est comme ça qu’on progresse 😉

    • Salut,
      J’ai fréquenté pas mal le fablab de la cité des sciences à Paris et il y a un projet là-bas appelé Booster si tu connais pas. Entendre des détails de ton projet serait super aussi.

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