Firefly nous propose avec sa 6S une nouvelle alternative à la GoPro pour un prix avoisinant les 100$. Ma championne de cette catégorie de prix est la Xiaomi Yi (testée ici) mais la 6S offre en plus un mode 4K pour les vidéastes en herbe. Est-ce vraiment un plus ?

Pour répondre à cette question nous avons sollicité l’avis d’un expert en la personne de Tony dont le métier est la prise de vue aérienne au sein de la société Skydrone.

Unboxing

La caméra est livrée dans un beau packaging de 250x130x60mm avec une partie transparente qui permet de voir la caméra à travers l’emballage… de quoi mettre l’eau à la bouche alors on s’empresse d’ouvrir cette belle boîte.

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Et là, c’est une bonne surprise : en plus de la caméra déjà placée dans son caisson étanche on découvre pléthore d’accessoires. À part les traditionnels cordon USB et batterie (une seule est livrée, il n’y a pas de rechange), on se retrouve en possession de toute une série de supports, d’articulations et autres clips adhésifs qui permettent de fixer tour à tour la caméra à un guidon de vélo, à son poignet, à un casque ou tout autre endroit dont vous seul aurez l’usage…

On y retrouve même un bouchon qui permettra de protéger l’objectif lorsqu’on sort la caméra du caisson ? C’est plutôt une bonne initiative et tellement rare qu’il fallait le souligner.

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À noter qu’il conviendra pour les utilisateurs voulant utiliser la Firefly 6S pour la prise de vue sur un multirotor, de commander en supplément soit le simple cordon dispensant uniquement le retour vidéo soit le cordon permettant à la fois le retour vidéo et la commande de déclenchement (un plus pour tout les utilisateurs de ce type de caméra qui vous évitera de vous retrouver avec des ‘rushs’ de 20 minutes, cela facilitera grandement ensuite le montage vidéo).
Une sortie HDMI est également disponible pour ceux qui voudront utiliser cette méthode de retour vidéo.

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Une fois la batterie chargée et insérée dans la caméra, il ne vous restera plus qu’à y insérer une carte micro SD (non fournie avec la caméra ;)) de préférence de bonne qualité en lecture et en écriture car il s’agit ici d’un flux pouvant aller jusqu’à environ 30mo/s en mode 4K.

Aspect général

Cette caméra reprend exactement, à quelques millimètres près, la taille standard de toutes les caméras de sport actuelles. Mais ici le vice a été poussé jusqu’à retrouver la même position pour les boutons et l’écran qui ont fait le succès de la fameuse GoPro. De plus, ce petit écran à l’écriture blanche sur fond noir est très lisible même sous forte luminosité. On y retrouve l’essentiel des réglages mais nous y reviendrons plus tard.

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L’aspect général et la qualité du boitier correspondent plutôt à la Xiaomi Yi avec un boitier plastique en 2 parties (fond + façade). Vu le prix, il ne fallait pas s’attendre à plus. Cela rend hélas la caméra fragile à la manipulation et nous en ferons les frais lors de ce test (pratiquants de racer à la skitzo, évitez cette caméra, sauf si vous la montez avec son caisson ce qui fera un bagage hélas assez lourd pour la machine).

Une fois la caméra prête à fonctionner, la prise en main est assez rapide. En effet, moi qui avais du mal avec le menu 2 bouton des GoPro, j’ai pu rapidement apprécier ici le menu 4 boutons de la firefly.

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La touche frontale permet de choisir le mode de fonctionnement (vidéo ou photo), la touche supérieure permet de lancer le déclenchement et l’arrêt. Les touches latérales permettent de rentrer dans le menu et de naviguer dans celui-ci. Un appui bref sur la touche frontale permettra de sortir du menu. Justement parcourons ce menu…

Fonctionnalités

Dans ce menu, tout d’abord on retrouvera le choix de taille de vidéo avec les traditionnels modes 720p@120fps, 1080p@60 et 30fps puis les modes 2k5 et 4k à respectivement 30 et 24fps.
Soulignons que mode 4k à 24fps surpasse tout de même quelques caméras low cost du commerce qui proposent une résolution 4k mais à ‘seulement’ 17fps. Un petit plus pour la Firefly 6S.

Niveau photo la Firefly 6S dispose de fonctions assez complètes (timelapse, timestamping …).

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Du classique en somme mais ça fait le boulot. On note tout de même sur la photo ci-dessus des problèmes de gestion des couleurs avec le ciel bleu.

Attardons nous maintenant sur les fonctionnalités vidéo puisque c’est principalement là dessus que nous souhaitons juger la Firefly 6S.
Reduce fish eye effect : l’utilisation de cette fonction m’a plutôt surpris. En effet cela ne réduit en rien l’effet fish-eye et on se retrouve même avec une répétition de l’image sur le bord de la lentille, une espèce de crop dans l’image…mais raté ! Une mise à jour du firmware réglera peut-être ce souci à l’avenir mais pour l’instant, à désactiver car inutilisable.
Image stabilisation : plutôt bien pensé cela permet de réduire l’ensemble des vibrations auxquelles la caméra pourra être soumise. Ne vous attendez pas non plus à pouvoir vous passer d’une nacelle stabilisée mais ce mode absorbe tout de même une partie des vibrations de bas niveau et vous permet d’avoir des plans un peu plus propres. Un petit plus donc mais rien de démentiel non plus comme vous pouvez le voir dans la vidéo suivante.

Sharpness adjustement : ce paramètre agit sur la définition. Suivant le paramètre choisi on pourra sans doute éviter le flickering et l’aliasing, des défauts qui apparaissent souvent lorsque l’on filme en 4k avec de petits capteurs. C’est un problème récurrent sur l’inspire 1 X3 par exemple.
Juste un petit mot sur le système de déclenchement : c’est vraiment une bonne initiative qu’on ne retrouve que sur les drones ‘haut de gamme’ avec des caméras propriétaires (ph3, inspire1, …) ou qui n’est utilisable que via wifi avec l’inconvénient des problèmes de latence, de portée et des soucis radio. Un petit raffinement donc, qui ravira tout les utilisateurs en prise de vue. À noter que le système de déclenchement utilise une voie du récepteur et un signal standard ppm, on pourra donc remplacer le récepteur par un boitier testeur de servo et donc utiliser le déclenchement dans d’autres configurations (steady cam, caméra embarquée, etc.) sans nécessairement embarquer un récepteur radio.

Conclusion

Pour conclure, comparativement à la Xiaomi, l’image est assez similaire au niveau du grain et du traitement de l’image. J’ai cependant noté plus d’abérations chromatiques sur cette Firefly que sur la Xiaomi.

La 4k n’apporte pas grand-chose à la qualité de l’image, le surplus de définition étant à peine perceptible sous réserve que vous soyez équipé d’une bonne (et couteuse) carte micro SD et que votre pc gère cette définition. Au final on est plus proche d’un argument commercial que d’un réel plus de cette caméra.

Le plus de cette caméra se situe plutôt au niveau des accessoires fournis et du câble permettant le contrôle à distance.

Si vous souhaitez plutôt faire de la prise de vue et embarquer votre caméra dans toutes les situations (vélo, course à pieds, …) la Firefly 6S pourra vous séduire. Par contre si vous souhaitez juste enregistrer vos vols sur une racer par exemple, la Xiaomi Yi restera un meilleur choix car elle est moins chère (notamment parcequ’ellle est livrée nue), et à déjà fait ses preuves en terme de solidité.

Les +

  • Tous les accessoires sont fournis, caisson étanche inclus.
    Système de déclenchement avec câble en option mais fonctionnel
    Fonction de stabilisation intéressante pour les vibrations de bas niveau
    Prise en main facile et rapide
    Autonomie intéressante avec la batterie d’origine
    Écran en façade bien visible avec affichage complet

Les –

  • Caméra fragile quand sortie du caisson étanche
    Fonction Fish eyes reduction non fonctionnelle
    Qualité vidéo globale correcte mais pas démente malgré la résolution 4K (certainement pas au niveau d’une GoPro !)

Vous pouvez vous procurer la Firefly 6S pour un peu moins de 100€ chez Banggood (avec frais de port mais hors taxes).

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Caméra HD 4K Firefly 6S : 95€

6 COMMENTS

  1. Bof cette revue pourquoi s’intéresser à un produit moins bien que la Xiaomi?
    Pourquoi ne pas investiguer plutôt sur les caméras digitales qui peuvent transmettre un stream pour enregistrer directement depuis l’ordi de bord, avec traitement OSD et telemetry derrière? Ca ça a de l’avenir!

    • Parceque tant qu’on a pas testé on ne sait pas ce que vaut le produit 🙂
      Super le papier cette caméra propose du 4K et le pilotage à distance, deux choses que la Yi ne fait pas.

    • DJI le fait, et d’autres. Si tu t’y connais en encodage vidéo, tu peux récupérer le flux en sortie de la caméra par le hdmi, le traiter sur un ordinateur de bord, style RPi3, et l’evoyer ensuite à ton VTX.
      SI je dis pas de bêtises 🙂 Et tu auras de toute façon une moins bonne latence qu’avec une caméra FPV classique dédiée (PAL NTSC).

  2. il y a très peu de latence sur la sortie video usb avec le câble prévu pour je l utilise pour faire du fpv en planeur c est nickel
    très bonne camera

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