Test drone Parrot Bebop : le petit drone HighTech Français

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Cela faisait plusieurs semaines que j’attendais de recevoir le Bebop de Parrot pour pouvoir le tester (c’était initialement prévu avant noël), il est enfin là !
Pour rappel, Parrot est le constructeur de l’Ar.Drone, l’un des premiers drones grand public, l’un des plus populaires aussi (500.000 exemplaires écoulés dans le monde en moins de 5 ans).

J’ai malheureusement reçu le Bebop sans le Skycontroller (~ la radio commande), je vais donc devoir le piloter avec une tablette tactile …
Ça me fait un peu peur mais on va voir ce que ça donne 🙂

Skycontroller
Skycontroller

Que nous a donc réservé le constructeur français pour son Bebop ?
– Caméra HD 1080p
– Stabilisation vidéo numérique 3 axes
– GPS
– Sonar (pour les vols à basse altitude)
– Caméra flux (pour un positionnement ultra précis)
– Skycontroller (en option : permet de piloter avec de vrais joysticks et d’étendre la portée radio)
et bien d’autres encore…

Voyons tout ça dans le détail !

Déballage

Le Bebop est livré dans une jolie boite contenant toute une série d’accessoires.
En plus du Bebop vous trouverez :
– un protège lentille pour la caméra,
– 2 batteries
– un chargeur compatible avec les normes électriques du monde entier (pratique pour les voyageurs)
– 1 câble micro usb
– des carènes pour le vol en intérieur
– 4 hélices de rechange
– 1 outil pour monter les hélices
– un manuel

Ce dernier n’est d’ailleurs pas très détaillé et comporte uniquement du texte.
Cependant vous trouverez sur le site de Parrot et dans l’application Freeflight 3 (qui permet de piloter le drone) de nombreuses vidéo vous expliquant en détail l’utilisation du Bebop.
J’en ai regardé plusieurs et elles sont plutôt bien faites, un très bon point pour Parrot.

Lors de la première connexion de la batterie de n’ai pas tout de suite compris comment cela fonctionnait. Je voyais le connecteur de la batterie caché dans la coque et je pensais qu’il suffisait d’enclencher la batterie dans son support pour la connecter.
En fait pas du tout ! Un petit fil noir dépasse et il faut le tirer afin de sortir le connecteur de la batterie et la connecter avant de l’enclencher sur le drone.
Une fois qu’on a compris tout va bien mais on aurait aimé un système plus simple comme sur les DJI Phantom mais ça aurait probablement ajouté un peu de poids.

Avant le premier vol

Pour piloter le Bebop avec un smartphone ou une tablette il faut télécharger l’application Freeflight 3. L’application est similaire à quelques détails prêts sur les terminaux Apple ou Android.
La connexion du smartphone au Bebop se fait très simplement. On allume le drone, on attends quelques secondes et un point d’accès wifi apparaît sur votre smartphone. Il suffit alors de vous y connecter et de lancer l’application.
Cette dernière devrait alors reconnaître le Bebop et s’y connecter.

A mon grand étonnement le réseau wifi n’est pas sécurisé ! C’est franchement pas terrible mais il y a de grandes chances que Parrot ait fait ce choix pour optimiser les performances de la liaison radio et vidéo. Le cryptage ajoutant très certainement de la latence.
Même si prendre le contrôle d’un Bebop en fonctionnement en déconnectant le pilote et en se connectant à se place n’est pas très difficile (pour un pirate en herbe), on peut se rassurer en se disant que la probabilité de croiser un hacker mal intentionné si on vole dans des zones reculées est tout de même très faible.

A noter :
– Il est préférable de lancer FreeFlight 3 une fois que l’on est déjà connecté au drone sinon l’application à un peu de mal à le trouver.
– Sur mon Nexus 5 j’ai parfois été obligé de couper la connexion de donnée (4G) pour que Freeflight reconnaisse le Bebop.

Au premier lancement Freeflight m’a indiqué qu’il fallait mettre à jour le Bebop (une nouvelle version du logiciel étant sortie il y a quelques jours).

J’ai d’abord tenté la mise à jour grâce au smartphone :
J’ai coupé la connexion au Bebop et j’ai activé la connexion Internet. Freeflight m’a alors proposé de télécharger la mise à jour mais malheureusement je n’ai jamais réussi à télécharger la mise à jour correctement malgré plusieurs tentatives.

J’ai donc fait la mise à jour en utilisant le PC. Il suffit de télécharger le fichier de mise à jours et de le coller à la racine d’une clé USB formatée en Fat32.
Problème, vous avez besoin d’un câble USB Host pour pouvoir relier la clé USB au Bebop et il n’est pas fournit. Heureusement que j’en possède un sinon impossible de faire la mise à jour.

J’ai donc utilisé ce câble USB Host et j’ai pût faire la mise à jour.
On branche la clé au drone avec le câble et on l’allume. Il faut attendre quelques secondes/minutes le temps de la mise à jour. Une fois terminé le Bebop redémarre et vous pouvez enlever le câble.

Pilotage

Après une calibration du drone en suivant l’assistant dans Freeflight, nous voilà fin prêt pour faire voler le Bebop.

Il existe 3 modes de pilotage :
– Le premier par défaut permet simplement de monter / descendre et tourner sur soi-même. Parfait pour prendre une photo ou une vidéo rapidement.
– Le deuxième vous offre en plus la possibilité d’avancer / reculer et de vous incliner à gauche / droite simplement en inclinant votre smartphone ou votre tablette. Etant habitué à piloter avec des joysticks je dois avouer que je n’ai pas trop utilisé ce mode.
– Le troisième est le mode radio tactile. Il vous permet de piloter comme sur une radio-commande classique à l’aide des pads tactiles sur l’écran.

L’application Freeflight vous affiche en plus des infos télémétriques très pratiques lors du vol (état batterie, altitude, …).
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Pour décoller rien de plus simple. On presse le bouton « Take Off » et le drone s’élève et se stabilise à 1m du sol. En intérieur comme en extérieur il est très stable, il conserve sa position avec une précision impressionnante.
Contrairement à d’autres machine équipées de moins de capteurs, le Bebop est vraiment autonome et il n’y a pas besoin de corriger sa position manuellement pour qu’il reste en place.

Le maniement du Bebop avec les contrôles tactiles ne pose pas trop de problème. C’est moins agréable qu’une radio mais ça fonctionne plutôt bien et j’ai réussi à prendre du plaisir à le piloter.

Niveau porté du Wifi j’ai pût d’éloigner de 100 mètres environ avec une tablette iPad. Parrot indique d’ailleurs la portée mesurée lors de leurs test dans ce tableau afin de vous donner une petite idée de vos limites mais la réalité sera souvent un peu moins généreuse.

bebop-range

Je n’ai pas dépassé cette distance car la liaison vidéo commençait à couper, signe que le signal se dégradait. Parrot à prévu le coup pour que la radio soit prioritaire sur la vidéo mais une fois que la vidéo se dégrade, il vaut mieux faire demi-tour.

Je suis monté à une altitude de 65m lors du premier vol de test.

Vous pouvez paramétrer beaucoup de chose grâce à Freeflight pour adapter le pilotage comme :
– L’inclinaison max du drone (influe sur la vitesse max)
– L’altitude max
– La vitesse d’ascension
– La vitesse de rotation (Lacet / Yaw)

La vidéo

Le Bebop est équipé d’un capteur 14Mpix et d’une lentille 180°. Il est capable de filmer en HD 1080p et sa grosse nouveauté est son processus de correction vidéo.
En effet le Bebop filme une image très grande grâce à son objectif et son capteur haute résolution et recadre ensuite l’image afin de la stabiliser numériquement.
Il est même possible d’orienter la caméra.
Même si il n’est pas exempt de défaut ce système nous a vraiment impressionné. L’image rendu n’est pas déformée comme avec un grand angle classique et la stabilisation est d’une fluidité déconcertante.
Il n’y a aucune vibration et on à véritablement l’impression que la caméra glisse sur des rails.

On peut tout de même faire deux petits reproches à cette caméra :
– Je l’ai trouvé moins efficace que la GoPro sur les contre jours. L’image à tendance à être un peu terne quand on a le soleil en face et le piqué de l’image est également un poil en dessous.
– Sur certains déplacements un effet de pixellisation peut apparaître à cause de la stabilisation numérique.

Ceci dit les performance du Bebop en vidéo sont excellentes surtout pour un package complet à moins de 500€.

Conclusion

Le Bebop est une bonne machine. La technologie déployée dans ce drone et sa conception sont vraiment innovants.
Même si il n’est pas totalement exempt de défaut le Bebop offre de très bonne performances.
Bien que le Bebop soit de la même taille qu’un drone racer, son utilisation est assez différente. Ses nombreux capteurs et son ordinateur de bord vous assurent une niveau de sécurité optimal qui permettra aux photographes amateurs ne désirant pas forcément piloter réellement un drone de prendre des photos où des vidéos très facilement.
Côté pilotage le Bebop répond aussi présent même si il faudra opter pour la version munie du Skycontroller (qui augmente sacrément la note) où vous bricoler, comme moi, une radio maison plus performante afin de retrouver des sensations de pilotage proche d’un quadricoptère plus traditionnel.

En bref, une machine adaptée aux débutants mais qui permettra aussi aux utilisateurs plus avancés de prendre beaucoup de plaisir.

Vous pouvez trouver le Bebop pour un peu moins de 500€ :
Voir le Bebop sur Amazon

Aller plus loin : Retrouvez les infos sur la fabrication de notre Skycontroller maison DIY dans notre blog.

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